Selon bien des aspects, l’orientation dans les filières françaises de commerce peut ressembler à un parcours du combattant. Le dossier de cette lettre d’information s’attachera donc à vous guider dans votre orientation.

Le commerce recouvre un vaste éventail de matières allant de l’économie à la gestion en passant par le management ou encore la logistique. Les établissements dans lesquels effectuer ces études de commerce sont également de natures très diverses. Ces études peuvent être gratuites ou payantes, universitaires ou non, publiques ou privées.

Nous verrons dans ce dossier les cursus offerts par les universités (publiques et « gratuites »), puis par les écoles de commerce (privées et payantes).

I. Les cursus universitaires

1.  Le cursus « classique » Licence / Master / Doctorat (LMD)

Comme toute autre discipline universitaire, les études de commerce suivent le schéma LMD.

La Licence a pour objectif de conférer aux étudiants un socle commun de connaissances économiques, avec une spécialisation en troisième année : en gestion, management, statistiques,  finance, aspects sociaux, etc.

Les Masters suivent les spécialités ouvertes en Licence. Enfin, les étudiants souhaitant s’orienter vers la Recherche peuvent effectuer un Doctorat.

Le monde universitaire compte des filières d’excellence : l’université Paris-Dauphine par exemple propose des Master rivalisant avec les plus grandes écoles privées pour des frais d’inscription minimes (moins de 300 € /an).

Pour plus d’informations : http://www.dauphine.fr/fr/formations-et-diplomes/choisir-une-formation/masters.html


2.   Les IAE (Instituts d’Administration des Entreprises) : la concurrence universitaire des écoles de commerce

Les IAE sont des composantes des universités mais jouissent d’une certaine autonomie.

Leurs formations respectent le schéma LMD.

Ces Instituts rencontrent un grand succès auprès des étudiants, notamment ceux souhaitant compléter leur diplôme (sciences, techniques, lettres, …) par une formation en commerce.

Il existe actuellement 31 IAE à travers toute la France !

Les IAE mettent en place un recrutement sélectif, basé à la fois sur un test d’aptitude (SIM) et un entretien. Le SIM (Score IAE Message) est un test national commun à 40 universités permettant de postuler à plus de 200 formations. Il mesure le potentiel et les compétences des étudiants plus que leurs connaissances.

Certains IAE de grande taille (celui de Lyon 3 compte 5000 étudiants) rivalisent avec les écoles de commerce. En effet, ceux-ci peuvent se doter d’un service de relations internationales, de conseillers pour l’insertion professionnelle, d’une vie associative dynamique. D’autres IAE, d’envergure plus modeste, ressemblent davantage à de classiques départements d’université.

Dans la guerre opposant les IAE aux écoles de commerce, une bataille est gagnée haut la main par les instituts, celle des frais de scolarité. Ces derniers, étant rattachés à une université, proposent des frais de scolarité faibles (moins de 300 €). Les frais de scolarité dans les écoles de commerce se situent à environ 8 000 € / an.

 

II.  Les écoles de commerce

Parmi les écoles privées, nous faisons une distinction majeure entre les Bachelors et les Ecoles de Commerce à proprement parler car ils différent selon leur mode de recrutement.

1.  Les Bachelors

Il s’agit d’écoles dites « post-bac », recrutant leurs étudiants après l’obtention du baccalauréat. Il en existe à peu près 150 en France et sont, dans la plupart des cas, rattachés à une Ecole de Commerce.

Le Bachelor est un cursus de 3 ans (parfois 4) dont une ou deux années sont passées à l’étranger. Ces études sont considérées comme « professionnalisantes », et ont pour objectif de permettre une porte de sortie vers l’emploi. Le secteur privilégié à la sortie est le commercial (commercial terrain, responsable secteur, directeur d’agence en banque ou en assurance, etc.). Les métiers du marketing, de la communication, des ressources humaines ou du tourisme sont aussi envisageables.

Le Bachelor, en plus de son ouverture à l’international, a pour avantage d’éviter les classes préparatoires, et est peu coûteux par rapport à des études longues.

Il existe plusieurs voies d’intégration. Une de ces voies est le concours commun à plusieurs écoles, comme les concours Accès, Team, Sésame, Ecristart, Atout+3 ou Pass.

 

2.  Les Grandes Ecoles

Les Grandes Ecoles recrutent habituellement après deux années de classes préparatoires et proposent des cursus en trois ans. Une spécialisation est proposée en dernière année, le plus souvent en finance, marketing, commerce international, ressources humaines ou en communication.

i. Les classes préparatoires, le parcours « classique »

Le parcours dit classique pour accéder à ces écoles est le passage par les classes préparatoires. Il s’agit des « Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles » (CPGE) qui préparent les étudiants aux concours des Grandes Ecoles françaises. Ces deux années de préparation aux concours sont réputées intenses en quantité de travail et stressantes. Néanmoins elles constituent la  « voie royale » pour accéder aux Grandes Ecoles. A la fin de ces deux années, deux concours s’offrent aux étudiants.

Les étudiants ayant reçus les meilleurs résultats aux épreuves écrites sont sélectionnés pour passer les oraux, qui consistent souvent en une épreuve de langue et un entretien.

Si vous souhaitez obtenir la liste des écoles regroupées par concours, contactez-nous !

ii. L’admission parallèle

Les classes préparatoires ne sont pas le seul moyen d’intégrer une Ecole de Commerce. En effet, l’obtention d’un premier diplôme de bac + 2, 3 ou 4 donne droit à l’admission parallèle. Deux voies sont alors envisageables : les concours et l’admission « sur titre ».

Le concours :

Cette voie est de plus en plus empruntée ; environ la moitié des étudiants des ESC (Ecoles Supérieures de Commerce) ne viennent pas des classes préparatoires.

Il existe deux concours de ce type : Passerelle et Tremplin.

L’admission « sur titre » :

La plupart des écoles de commerce proposent également une admission sur titre, sur dossier. L’étudiant doit justifier de trois ou quatre années d’études supérieures (une expérience professionnelle est parfois appréciée). La sélection se fait par ailleurs sur les motivations de l’étudiant, ses notes, ses appréciations et son niveau de langue (il doit maîtriser obligatoirement soit le français ou l’anglais).

Bien que les écoles de commerce offrent une bonne préparation à l’insertion professionnelle, il ne faut pas oublier les frais de scolarité importants. Par exemple, les frais de scolarité pour un étranger (ressortissant de l’Union Européenne) à l’ESSEC sont de 29 000 €.

iii. Le classement des Ecoles de Commerce

Chaque année, plusieurs classements des Ecoles de Commerce sont établis par certains magazines français. Ceux-ci n’émanent donc pas des pouvoirs publics et doivent être lus avec précaution.

Pour autant, ils permettent de positionner les écoles entre elles et ainsi nous faire une idée de leur qualité relative.

Retrouvez le classement du magazine L’Etudiant à l’adresse suivante : http://www.letudiant.fr/palmares/classement-esc/classement-general-0001.html