Vivre dans l’une des plus importantes villes universitaires de France. Idéalement située entre Pyrénées, Atlantique et Méditerranée, Toulouse est une ville dynamique et chaleureuse qui offre de multiples activités culturelles, sportives et festives, favorisant l’épanouissement personnel et l’ouverture sociale.

Toulouse : Les Incontournables

 

Le capitole

C'est la plus belle et de la plus grande place de Toulouse, considérée à la fois comme le cœur et le symbole de la ville. C'est sous Louis XIV que les capitouls, plus hauts dignitaires en charge de la ville, obtinrent du roi l'autorisation de détruire un pâté de maisons pour ouvrir une place devant l'hôtel de ville. Le centre de l'actuelle place est marqué d'une grande croix occitane métallique dessinée par Raymond Moretti. Construites entre 1851 et 1854, les arcades qui se trouvent en face du Capitole possèdent un plafond en caissons de bois entièrement décorés par des fresques du même artiste.


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En traversant la cour Henri IV (intérieur du Capitole), on débouche sur le square Charles-de-Gaulle où se dresse l'imposant donjon du Capitole. Le rez-de-chaussée de ce puissant bâtiment du XVIe siècle, aujourd'hui siège de l'office du tourisme, servit autrefois de salle de réunion pour les capitouls, le 1er étage étant réservé à la conservation des archives. L'aspect actuel de l'édifice est le résultat d'une campagne de restauration entreprise par Viollet-le-Duc à la fin du XIXe siècle. On lui doit l'ajout du beffroi de style flamand couvert en ardoises et le clocheton.

 

La Basilique Saint-Sernin

Aux environs de l'an 250, Saturnin, premier évêque de Toulouse, refusant de rendre le culte aux dieux païens romains, fut attaché à un taureau rendu fou et traîné dans les rues de la ville. La légende raconte que le taureau a urait remonté la rue Saint-Rome (le Cardo), puis une partie de la rue du Taur (« pour taureau »), avant de s'arrêter aux environs de l'emplacement actuel de l'église du Taur où le cadavrestsernin.jpg

du supplicié, recue par des fidèles, aurait été enterré. Ce n'est qu'au début du XIe siècle, que débuta la construction de la basilique Saint-Sernin, nom populaire donné à Saturnin. À cette époque, la ferveur religieuse était à son comble. Les chanoines de Saint-Sernin, contraints à la pauvreté pour leur propre compte, possédaient cependant une richesse considérable qu'ils pouvaient dépenser dans la construction d'églises d'exception. Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle drainait sur Toulouse un nombre croissant de croyants. Pour accueillir ces pèlerins,

les chanoines élevèrent une basilique sur l'emplacement de l'ancienne église devenue trop petite. Les reliques de l'évêque Saturnin y furent transférées. L'essentiel des travaux fut achevé avant la fin du XIe siècle mais se poursuivirent jusqu'au XVIe siècle, certains éléments restant inachevés.

L'alternance de la pierre et de la brique, mais aussi les dimensions impressionnantes caractérisent cette superbe église romane, la plus grande conservée en France. À l'extérieur, on admirera le clocher octogonal, et la porte de Miègeville, juste en face de la rue du Taur, au tympan illustré de splendides sculptures du XIe siècle. Ce foisonnement de détails tranche avec la sobriété et l'immensité de l'intérieur. La largeur des collatéraux et des travées devait permettre aux foules de pèlerins de circuler aisément.

Le musée des Augustins

Débutée en 1310, la construction de la majeure partie de l'ensemble conventuel des Augustins se termina en 1396 avec l'achèvement du cloître. Ravagé par un incendie en 1463, il ne fut restauré entièrement qu'en 1504. Très prospère et influent jusqu'au XVe siècle, il déclina ensuite jusqu'à son démantèlement au lendemain de la Révolution. Devenu bien national, on lui attribua la destination de Muséum provisoire du Midi de la République puis, plus tard, d'École des beaux-arts. Le musée, qui ouvrit ses portes au public en 1795, peut être qualifié aujourd'hui de musée des Beaux-arts.Augustins_home_salon_rouge.jpg

L'église et le couvent des Augustins abritent l'une des plus riches collections lapidaires romanes du monde, œuvres en parfaite harmonie avec les bâtiments eux-mêmes. Le musée est organisé de façon à utiliser les coursives du cloître, ainsi que l'église, comme des couloirs guidant le visiteur d'une salle à l'autre.

 

L'hôtel d'assézat et la fondation Bemberg

 

Parmi les 74 hôtels particuliers construits au XVIe siècle à Toulouse, l'hôtel d'Assézat fait partie des plus beaux. Pierre d'Assézat, richissime commerçant ayant bâti sa fortune sur l'exploitation du bleu de pastel (teinture bleue), capitoul de Toulouse au milieu du XVIe siècle, commanda, en 1555, la construction de ce somptueux palais à l'architecte le plus en vue de l'époque : Nicolas Bachelier (1487–1556). Quel moyen plus ostentatoire aurait-on pu employer pour afficher sa puissance et son appartenance à une élite sociale et culturelle ? Le projet de Pierre d'Assézat était beaucoup plus imposant au départ mais, ne pouvant acquérir les terrains nécassézat.jpgessaires à sa réalisation, il dut revoir ses prétentions à la baisse. Ironie du sort, un revers de fortune l'empêchant de terminer les travaux, la légende raconte qu'il mourut ruiné dans son palais toujours en chantier.

Deux des bâtiments, qui forment un angle de la splendide cour carrée, s'élèvent sur trois étages, formant une superposition de trois styles classiques (ionique, dorique et corinthien) particulièrement réussie. Ils valent à eux seuls le déplacement. Cependant, il serait dommage de ne pas entrer. Ce serait se priver de la visite de l'un des plus beaux musées de Toulouse. L'hôtel d'Assézat, propriété de la Ville, fut entièrement remis en état en 1994, afin de mettre en valeur l'inestimable collection de la Fondation Bemberg. La visite vaut autant pour les collections de peinture de la Renaissance, des XVIIe et XVIIIe siècles, que pour des toiles de courants plus modernes, comme l'impressionnisme, le pointillisme ou le fauvisme, ainsi que les bronzes.

 

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L'ancien couvent des frères prêcheurs (dominicains) date des XIIIe et XIVe siècles. C'est un édifice de brique imposant, caractéristique du gothique méridional. L'intérieur de l'église, organisé en deux nefs, est remarquable par le jeu des couleurs (peintures murales et vitraux) et les voûtes nervurées dont la plus célèbre est connue sous le nom de palmier. Le cloître et les bâtiments conventuels forment un ensemble d'une belle unité.



Les carmes et Saint-Etienne

Avec une construction étalée sur 5 siècles, la cathédrale peut se vanter d'appartenir en même temps à tous les styles architecturaux, mais aussi à aucun ! Les premières traces de la cathédrale datent de 1071, mais tout porte à croire qu'elle existait déjà bien avant. Cette année-là, l'évêque Isarn a décidé de reconstruire le lieu de culte, en ruine. Le mystère ne pourra être élucidé car il faudrait réaliser des fouilles en dessous de la cathédrale afin d'être fixés sur son origine. Les vitraux que vous apercevez sont les derniers de Toulouse à être d'origine.saintetienne.jpg

La cathédrale de Toulouse est un monument à l'aspect étrange lié à sa nature composite. À l'ouest, la nef appartient pour l'essentiel au premier parti, celui du bâtiment construit après 1071 par l'évêque Isarn. Celui-ci fut modifié à plusieurs reprises jusqu'au XIIIe siècle, notamment dans le couvrement et dans la hauteur des baies. En 1272 fut lancé un nouveau projet, plus large mais maintenant l'alignement du mur sud, ce qui donne à l'intérieur un aspect de guingois, seul le chœur, du coup désaxé par rapport à la nef, ayant été réalisé. L'articulation entre les deux édifices fut reprise au XVIe siècle par Jean d'Orléans et, enfin, la voûte du choeur reconstruite en 1609 par Pierre Levesville. L'église a conservé la plupart de ses vitraux, dont les plus anciens remontent au XIVe siècle.

La Daurade et Notre dame de la daurade 

La daurade est un quartier de la ville de Toulouse, situé dans le centre-ville, aux abords de la Garonne.daurade.jpg

C'est un endroit privilégié des promeneurs et touristes qui profitent notamment de la restauration et de la prox imité du fleuve.

Basilique de la Daurade : Elle est connue à sa fondation pour ses dorures aujourd'hui disparues ; celles-

ci sont à l'origine du nom de la basilique et, par extension, du quartier. L'école des Beaux Arts lui est attenante.

 

Les abattoirs

En 1828, l'architecte Urbain Vitry, qui deviendra plus tard l'architecte en chef de la ville de Toulouse, se vit confier un projet de construction pour un grand bâtiment en bordure de la Garonne. Sa fonction était de réunir en un seul lieu les abattoirs disséminés dans la cité, fonction qu'il remplit jusqu'en 1989. L'actuel musée d'Art abattoirs.jpgcontemporain, qui a ouvert ses portes en 2000, utilise au mieux les vastes volumes offerts par cette construction de type néoclassique industrielle. Le bâtiment, revisité par des architectes modernes qui ont eu le souci de respecter ses formes hautes et rationnelles et ses espaces ouverts, constitue un lieu qui se prête à l'exposition d'œuvres monumentales. Les points de vue que l'on peut avoir des étages, depuis la hauteur des coursives, sont vertigineux.

Le canal du midi

canal-du-midi3-1170x578.jpgLe canal du Midi est une voie d'eau artificielle reliant Toulouse à la Méditerranée, près de Sète. Il fut considéré, à l'époque de sa construction, au XVIIe siècle, comme le plus grand chantier du siècle. Son creusement sur 240 km et l'édification des 382 ouvrages d'art qui le jalonnent nécessitèrent l'emploi de 12 000 ouvriers pendant 20 ans. Après son passage à Toulouse, il est prolongé jusqu'à l'océan Atlantique par le canal latéral à la Garonne.

Dès l'antiquité, l'idée du creusement d'un canal navigable reliant l'océan Atlantique à la Méditerranée, permettant à la marine marchande d'éviter de contourner l'Espagne, avait germé dans l'esprit des dirigeants. Mais il fallut attendre le XVIIe siècle pour qu'un ingénieur, Pierre-Paul Riquet, présente au roi Louis XIV un projet convaincant. Il réussit le tour de force de résoudre le problème de l'alimentation en eau du canal en son point le plus élevé, le Seuil de Naurouze, à mi-chemin entre Toulouse et Sète. Longtemps encombré de bateaux et de gabarres chargés de marchandises, le canal du Midi n'est plus aujourd'hui qu'un paisible cours d'eau sur lequel naviguent quelques péniches.

À partir du port de l'Embouchure, situé au nord-ouest de la ville, tout près de la Garonne, le canal du Midi décrit une large boucle contournant les plus anciens quartiers de la ville. Il file ensuite vers le sud-ouest pour rejoindre Ramonville puis, beaucoup plus loin, la Méditerranée.

À partir du port Saint-Sauveur, une piste goudronnée étroite, interdite aux véhicules à moteur, a été aménagée pour permettre aux vélos, aux rollers et aux piétons de sortir de la ville en échappant à la circulation. Aussi bien dans la ville qu'un peu plus loin en campagne, ce sont des lieux de promenade incontournables pour les citadins. Il suffit, pour s'en convaincre, d'aller y flâner un jour de fin de semaine. Le chemin de halage, légèrement en contrebas, serrant au plus près le canal, fait la joie des vététistes.

La cité de l'espace

Créé en 1997, par la municipalité et le Centre national d'études spatiales, la Cité de l'Espace, accessible à tous les publics, propose un ensemble d'expositions interactives, des jeux, un planétarium géant, des répliquescité de l'espace.jpg de vaisseaux ou de stations spatiales tels la fusée Ariane, le satellite d'observation ERS, la station Mir ou le vaisseau Soyouz. Une salle de projection en 3 dimensions est également aménagée, où l'on peut visionner des films tournés dans l'espace. Plongé dans l'univers interstellaire d'une manière très réaliste, le visiteur en saisit toute la beauté, la complexité et l'agencement. Du big-bang jusqu’aux dernières avancées en matière de conquête spatiale, c'est toute l'histoire de l'Univers telle qu'on la connaît et de sa découverte par les hommes qui est abordée.

 

Une ville festive

Il règne à Toulouse une chaleur et une atmosphère de fiesta espagnole que même les rigueurs hivernales nevie-nocturne_toulouse.jpg parviennent pas à calmer ! Un tiers de la population urbaine toulousaine est âgée de 18 à 29 ans. Selon le magazine l'Étudiant, les jeunes classent Toulouse première au hitparade de leurs villes préférées. Certaines rues leur sont presque totalement dédiées. Parmi elles, citons la rue de la Colombette avec ses bars et ses restaurants, la rue Gambetta bordée de petits commerces et de cafés animés et surtout la rue du Taur qui rassemble un nombre important de points de vente de nourriture à emporter. La rue Saint-Rome est chaque jour envahie de milliers de jeunes venus fureter dans ses boutiques de mode, de bijoux fantaisie et d'accessoires à prix modiques. Au moindre rayon de soleil, les Quais de la Daurade et les pelouses qui jalonnent la promenade Henri-Martin sont envahis par des centaines de jeunes venus se détendre, se promener en amoureux, s'exercer aux arts du cirque ou faire de la musique. Le soir venu, tout au long de la semaine, les endroits attrayants pour ceux qui veulent faire la fête sont nombreux. On peut cependant noter l'animation particulière qui se développe autour de la place Saint-Pierre. Toulouse, qui se place au troisième rang du classement des villes étudiantes de France derrière Paris et Lyon, compte plus de 90 000 étudiants attirés chaque année par les universités et le réseau d'écoles d'ingénieurs toulousaines. La région Midi-Pyrénées, et en particulier le département de la Haute Garonne, gagne chaque année 2% d'étudiants de plus que la région Île-de-France.